Au cours des dernières années, les microplastiques se sont invités dans la conversation publique sur la santé, la sécurité alimentaire et les matériaux que nous utilisons au quotidien. Et c’est tout à fait naturel : les consommateurs veulent des réponses claires, fondées sur la science — en particulier lorsque les gros titres semblent suggérer des conclusions déroutantes.
Cet article examine de plus près ce que la science montre réellement sur le verre et les microplastiques, la façon dont les études ont été interprété, et ce qui compte vraiment en matière de choix d’emballage.
En mai 2025, l’Agence nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation, de l’environnement et du travail (ANSES) a publié une étude mesurant les particules de microplastiques dans une gamme de boissons conditionnées sous différents formats, notamment le plastique, le métal, le carton et le verre.
Les premiers études ont laissé entendre que les bouteilles en verre étaient le problème. Mais lorsque des chercheurs indépendants — ainsi que l’ANSES elle-même, y ont regardé de plus près — une toute réalité différente a été dévoilée.
L’ANSES a clarifié par la suite que les fermetures — et non le verre — étaient la source dominante de contamination par les microplastiques dans les boissons emballées dans du verre.
Alors que la couverture médiatique des résultats de l’ANSES se répandait, un groupe international de scientifiques dirigé par la Dre Jane Muncke du Food Packaging Forum a publié un commentaire scientifique formel traitant de l’interprétation de ces résultats.
Leur réponse, publiée sous forme de commentaire dans le Journal of Food Composition and Analysis, a mis en évidence plusieurs points importants :
En résumé, ils ont souligné la nécessité d’examiner l’ensemble du système pour identifier les sources de contamination par les microplastiques — et pas seulement le contenant.
Le Glass Packaging Institute (GPI) est parvenu à une conclusion similaire, notant que :
Le GPI a salué la clarification de l’ANSES et a appelé à une communication plus précise afin d’éviter de dérouter les consommateurs.
Alors que les préoccupations concernant l’exposition aux produits chimiques ont augmenté, plusieurs organisations médicales ont encouragé à limiter le contact avec certains plastiques lorsque cela est possible, y compris dans les emballages alimentaires, à titre de mesure de précaution.
Depuis 2018, l’American Academy of Pediatrics encourage les familles à limiter les récipients et emballages alimentaires en plastique dans la mesure du possible — en particulier pour les enfants.
L’American College of Obstetricians and Gynecologists a recommandé en 2021 de réduire l’exposition aux produits chimiques environnementaux potentiellement nocifs pendant la grossesse — y compris ceux associés à certains plastiques.
Chez O-I, nous nous attachons à apporter de la clarté aux questions complexes sur les matériaux et les emballages. En tant que fabricants d’emballages en verre, voici comment nous envisageons la conception dans le contexte du verre, des microplastiques et des emballages en contact avec les aliments.
Dans de nombreux formats d’emballage, des couches ou des revêtements intérieurs supplémentaires sont utilisés dans le cadre de la conception du contenant. Le verre, par contre, ne nécessite généralement pas de revêtement intérieur en plastique ou chimique, ce qui en fait un système de matériau plus simple par rapport aux formats qui dépendent de couches supplémentaires.
La recherche sur les microplastiques, y compris les études récentes sur les emballages en verre, montre que les bouchons, les revêtements et la manipulation jouent tous un rôle. Voilà pourquoi une conception d’emballage responsable doit regarder au-delà du contenant et prendre en compte l’ensemble du système, y compris les matériaux de fermeture et l’hygiène.
Les systèmes d’emballage peuvent varier considérablement en fonction des matériaux, des revêtements, des fermetures et de la manipulation. À notre avis, des matériaux plus simples et bien compris comme le verre introduisent moins de variabilité dans le comportement de l’emballage au fil du temps.
Les matériaux les plus simples et bien compris réduisent l’incertitude. Le verre bénéficie de la confiance de générations pour protéger les aliments et les boissons.
La recherche sur les microplastiques évolue, et notre façon d’en parler devrait en faire autant. Lorsque l’on prend du recul et que l’on considère l’ensemble des données, la conclusion est toujours la même : le verre en soi n’est pas une source de microplastiques.
En regardant au-delà des gros titres et en se concentrant sur la science des matériaux, la conception des systèmes et l’expertise indépendante, les consommateurs peuvent mieux comprendre ce que la science montre et ne montre pas.
Microplastic contaminations in a set of beverages sold in France
Chaib et al. · Journal of Food Composition and Analysis · 19 mai 2025
Comment on “Microplastic contaminations in a set of beverages sold in France”
Muncke et al. · Journal of Food Composition and Analysis · 19 septembre 2025
GPI Statement in Response to Misleading Microplastics Study
Glass Packaging Institute · 24 juin 2025
Additifs alimentaires et santé infantile (Déclaration de politique)
Académie américaine de pédiatrie · 1er août 2018
Reducing Prenatal Exposure to Toxic Environmental Agents (Committee Opinion)
American College of Obstetricians and Gynecologists · Juillet 2021